jeudi 30 juin 2011

Tu seras un homme mon fils, pas un gamin

Je vous arrête tout de suite. Il ne s'agit pas de devenir emmerdant et sérieux tout le temps... si c'était cela être un homme, personne ne voudrait le devenir. Dans notre société aujourd'hui, grandir est trop souvent synonyme d'effacement du rire et de l'apparition de responsabilités qui font disparaître tout l'amusement et le plaisir. C'est qu'on fait croire aux gamins de nos jours (et même aux adultes en général). On leur fait croire qu'il est plus confortable de ne pas grandir. Naturellement c'est faux.

Non. Etre un homme, c'est être équilibré d'une telle façon qu'on s'en sort toujours. On se comporte d'une telle façon qu'on gère parfaitement tous les problèmes qui peuvent nous arriver. Ce qui est naturellement source inépuisable de joie.

La maturité, c'est par définition être arrivé au stade ultime de la réalisation de soi. Comme un champion est arrivé aux meilleures performances. Ou un acteur qui parvient à s'exprimer toujours mieux à l'écran. La maturité, ce n'est pas un stade mort comme une vieille plante fanée, c'est au contraire le stade où la plante est la plus ouverte à accueillir la lumière, à boire l'eau qu'il lui faut et à rayonner de la meilleure façon.

La maturité, c'est synonyme d'équilibre. L'équilibre, le juste milieu. Le juste milieu entre deux extrêmes. Voici un tableau (que je trouve très juste) qui autorise à se situer parmi les caractéristiques humaines. A gauche la colonne "manques", à droite la colonne "excès", et au centre le "juste milieu". Le but est d'atteindre cette colonne juste milieu qui permet de devenir quelqu'un d'équilibré dans toutes ses qualités.


Naturellement il est difficile d'atteindre le juste milieu en toute circonstance, cela demande un travail important de plusieurs années. Et même après plusieurs années, personne n'est parfait tout le temps. Mais je me sers de ce tableau pour essayer de me recentrer quand je pars à la dérive. Pour rester sur les rails. Dans le droit chemin.

Si l'on arrive à rester au centre, c'est là qu'on est capable du plus d'accomplissements possible. C'est là qu'on a la stabilité et l'équilibre nécessaire pour surmonter les obstacles. C'est vrai que c'est toute une aventure. Pas une aventure de guerrier qui part à la conquête de nouvelles terres en combattant des ennemis extérieurs, des hordes de barbares ou des peuplades hostiles. Mais plutôt un combat intérieur contre ses propres faiblesses. Cela rejoint un peu le concept de "Djihad" en islam. Ce terme, qui a été utilisé par certains comme un prétexte pour s'attaquer aux croyants d'autres religions, signifiait à l'origine "le combat du croyant contre lui-même", contre ses faiblesses intérieures. C'est comme cela qu'il faut l'entendre.

Quand vous partez à la conquête du monde extérieur, tout en combattant vos ennemis intérieurs, n'oubliez pas une chose. Il est important d'écouter les précieux conseils de ceux qui ont déjà une expérience de vie. Je ne dis pas d'écouter chaque homme plus âgé qui prétend tout connaître mieux que vous. Mais certaines personnes ont un "parlé vrai" qui donne confiance et qu'il vaut mieux écouter avant de faire des bêtises (exemple sur l'image de droite).
Il s'agit de mêler l'expérience des autres avec ses propres expériences et d'en faire ressortir une vérité.

On est pas obligé de faire des erreurs pour apprendre. On peut taper dans le mille du premier coup. Ceci dit, un certain nombre d'erreurs seront souvent nécessaires pour savoir ce qu'il convient d'éviter. Faire soi-même des erreurs est important, car elles vous indiquerons par après ce qu'il faut ne pas faire. Et c'est grâce à cela qu'au fur et à mesure vous atteindrez le juste milieu. Il s'agit de réajustements progressifs permanents. Avec comme but d'atteindre l'équilibre parfait.

Etre un homme aujourd'hui n'est plus seulement être un monsieur muscle pour défendre sa patrie contre les ennemis extérieurs. C'est avant tout être capable d'évoluer en société de la manière la plus efficace pour soi (et pour les autres). Dans le genre objectif parfait, voici un texte bien connu de Rudyard Kipling. Le jour où vous vous y reconnaîtrez, c'est que vous serez sur la voix de l'homme, du vrai. De l'homme moderne.

Marlon Brando, un bon exemple du gars accompli :



Plus :
20 Characteristics of a real man

lundi 20 juin 2011

Comment faire les bons choix et s'en sortir

Tout dans la vie est une question de choix. On est même la somme de ses choix. Ce sont les choix qui déterminent notre futur. Alors autant savoir comment faire les bons.

Ils prennent différentes formes. Il y a les grands choix de la vie, le choix de la carrière, le choix de ses fréquentations, le choix de son mode de vie. Mais il y a aussi les petits. Les choix que l'on fait plus souvent. C'est de ceux là dont je vais parler.

Dans le bouddhisme, il existe la notion de "karma". C'est la somme des choix que l'on fait pendant une période, et qui va déterminer la suite de nos actes et de notre état d'esprit, de notre bien être. Si vous faites de mauvais choix, cela se répercutera sur votre karma. Par exemple, si vous décider d'escroquer quelqu'un, vous ne vous considèrerez plus comme quelqu'un de fiable, et vos relations avec les autres s'en ressentiront. Dit autrement, on récolte ce que l'on sème.

Plus ancré dans le présent. Il y a des choix qui déterminent notre état d'esprit seulement cinq secondes après les avoir fait. Si on ne connaît pas les conséquences de ses choix, on ne pourra pas les choisir comme il faut. C'est pour cela que je vais essayer de vous expliquer la conséquence des mauvaises décisions habituelles que font les gens.

Faire les bons choix vous permet de conserver un bon karma, de garder votre bonne humeur et de rester à votre niveau maximum de performance. Le but est de rester à un niveau mental optimal pour poursuivre en toute quiétude votre journée par exemple.

On récolte ce que l'on sème. Ce proverbe résume bien la situation. Si on sème les graines qu'il faut, on obtiendra la nourriture appropriée. Si on sème des graines de chardon, on récoltera des
fruits inutiles, voir nuisibles. Il faut toujours semer les bonnes choses, pour pouvoir se sortir comme il faut de toutes les situations. C'est quelque chose qui s'apprend avec l'expérience. Prévoir quels genres de comportements vont produire quels effets. Et ainsi choisir les comportements qui amènent aux meilleurs effets.

Premièrement, ne vous plaignez pas.
Se plaindre, c'est rejeter la faute de nos échecs sur un élément extérieur.
C'est confortable pendant un moment, sauf que cela vous retire toute capacité d'agir pour changer la situation. Vous vous retirez vous-même tout pouvoir sur le cours des choses.
Par exemple, si vous vous plaignez du mauvais temps. Vous accordez à la météo le pouvoir de contrôler votre moral. Vous perdez votre joie à cause d'une circonstance extérieure (dommage parce qu'il y a des tas de trucs à faire lorsqu'il pleut).
Autre exemple, si vous vous plaignez sur un professeur d'être trop vache, vous perdez les clés de votre réussite (vous n'avez pas le choix, il faut travailler plus pour réussir, surtout si le prof est exigeant).
Bref, se plaindre, c'est se retirer tout pouvoir d'agi
r sur les choses. Au contraire, prendre les choses en main c'est garder le volant et choisir de conserver toutes ses possibilités.

Deuxièmement, faites toujours ressortir le positif de chaque chose, de chaque évènement. Sortez-vous toujours des choses d'une façon positive.
Exemple, si quelqu'un vous dévalorise : "je trouve que tu es arrogant", répondez "non pas du tout je suis très modeste la plupart du temps" et montrez-le.
Ou encore si quelqu'un vous dit : "tu as l'air fatigué", répondez : "non pas du tout je suis en forme" et effectivement, rien que le fait de l'avoir dit vous met en forme.
En bref, il faut prendre tout le négatif qui vient de l'extérieur et le transformer en positif. Vous semez alors des graines de positif. Et vous construisez des choses autour de vous plutôt que de tout détruire. Si votre lieu de sortie préféré ferme et que vous pensez cela catastrophique, dites-vous que cela vous obligera à en chercher un autre qui sera peut-être encore mieux !

Il s'agit de garder toujours la tête hors de l'eau. De voir la lumière au bout du tunnel et de se diriger vers cette lumière. Car cette lumière c'est la bonne humeur, c'est "bien s'en sortir", c'est conserver un état d'esprit positif et constructif. C'est garder les clés de son avenir et de son bien-être.

Quoi de plus important que de garder sa bonne humeur ? On sait que penser négativement entraîne encore plus de pensées négatives. Alors stoppez cela et pensez positif ! De même, semez ces graines de positif autour de vous. Les autres vous en serons infiniment reconnaissants. L'énergie positive est l'un des biens les plus rares et les plus recherchés. Essayez de tirer les autres de situations difficiles. Faites leur conserver leur bonne humeur et apportez-leur quelque chose de constructif.
Exemple, si quelqu'un est dégouté d'avoir perdu son job, rappelez-lui tout ce qu'il n'aimait pas dans son travail, et tout ce qu'il n'aura plus à subir à l'avenir. Faites lui entrevoir les nouvelles possibilités qui s'offrent à lui. Peut-être va-t-il enfin pouvoir se consacrer à la conquête de cet autre emploi dont il rêvait tant !
Semez du positif chez vous mais aussi chez les autres. Cela rejaillira directement sur votre bonheur, et votre karma n'en sera que plus positif.

J'espère que vous avez compris le concept.
Chacune de vos actions, aussi minime qu'elle puisse paraître, a un effet direct sur votre moral quelques secondes plus tard (que vous le vouliez ou non car c'est inconscient). Alors autant faire les bonnes actions... et faire les bons choix.

jeudi 16 juin 2011

L'assassinat de notre spiritualité et de nos religions

RECHERCHÉ : Jésus-Christ. Pour violation de la censure imposée par Satan à tous les êtres humains. Ses complices sont Bouddha et Mahomet. Ce groupe d'indignés dit vouloir tenter d'instruire les terriens sur leur condition humaine. Et les libérer de la souffrance.

C'est ce genre de panneau ou de discours qu'on peut entendre aujourd'hui. On ne veut plus des religions. On dénie la spiritualité. Elles sont rabaissées à l'état de foutaises. Il suffit de regarder les problèmes qu'ont causé les religions dans l'histoire. Quand un état devient religieux, l'extrémisme est à nos portes. Les croyants sont des imbéciles. La foi c'est dépassé. Vive la logique ! il n'y a que cela de vrai... Le reste sont des élucubrations.

Les religions existent depuis des siècles et des siècles. On ne comprend pas pourquoi certains hommes continuent de pratiquer. Vu la facilité avec laquelle on peut démontrer l'inutilité de la spiritualité. Et pourtant...
Les Etats-Unis, le plus puissant état de la planète est religieux jusqu'au bout des ongles. L'Inde, la Chine, le Brésil et tous les grands pays émergents sont hyper religieux. Il n'y a quasiment qu'en Europe occidentale où la religion passe aujourd'hui pour le mal en personne. Attendez un peu... si tout le monde le fait sauf nous, ne se serait-on pas un peu planté quelque part ?















Pourquoi cela n'existe quasiment plus chez nous ? La raison est toute simple. La spiritualité n'est plus à la mode. Les différentes Eglises n'ont pas évolué avec leur temps. Aller prier et écouter les sornettes d'un vieux bavard barbu. C'est une perte de temps. Beaucoup de gens affirment préférer "laisser seuls les imbéciles croire en quelque chose qu'ils ne voient même pas".

Qu'est-ce qu'on nous a enseigné à l'école ? Les trucs utiles comme le français, les mathématiques, les sciences, la philosophie, la psychologie, l'économie, la géographie. Certes, personnellement à l'école j'avais bien un cours de religion mais c'était ridicule et en classe c'était le foutoir. Le professeur ne parvenait pas à nous passionner.

Je ne peux moi-même que donner raison aux discours qui décrédibilisent les religions. Quand j'ouvre la Bible, je ne comprends pas un traître mot de ce qui est écrit. C'est du charabia. Quand je vais à l'église, le prêtre raconte toujours les mêmes sornettes avec un langage vieux comme l'Empire romain que seul les squelettes des cimetières peuvent encore comprendre. Et les écrits ne sont pas lus en latin (heureusement...).

Alors pourquoi cela fonctionne aux Etats-Unis par exemple ? Pourquoi est-il presque honteux de ne pas croire en Dieu dans le pays de l'Oncle Sam ? Pourquoi est-il presque honteux de ne pas aller à l'église et de ne pas avoir la foi ? Pourquoi le christianisme (principale religion là-bas) n'est-elle pas passée de mode ? Voici les principales raisons :
- L'Eglise américaine a su rendre les choses spectaculaires (shows à l'américaine dans de grandes salles, avec une certaine interactivité et des retransmissions dans tout le pays).
- Les pasteurs s'occupent des vrais problèmes des gens, de façon pragmatique. Ils leur parlent directement.
- Les pasteurs parlent aux gens avec des mots qu'ils comprennent et plus avec un charabia incompréhensible.

Un exemple avec la prêcheuse Joyce Meyer (qui n'est pas la plus exaltée). Elle a le charisme qu'il faut, elle dit des choses sensées, elle parle directement aux gens et s'adapte à son public (elle demande aux gens de lever la main dès qu'un sujet dont elle parle leur fait du bien, et c'est le signe qu'elle peut approfondir).



Dans cette vidéo, elle parle de nos rapports avec les autres, qui parfois peuvent être compliqués. Ce sont les vrais sujets que couvre en fait la spiritualité. Notre rapport au monde et aux autres. Seulement ici, c'est clair et tout le monde comprend. On est directement intéressé. Voilà l'une des raisons du succès. Les Eglises européennes feraient bien de s'en inspirer, si elles espèrent pouvoir un jour freiner le vidage progressif des messes le dimanche.

Personnellement, j'ai beaucoup appris en regardant ces vidéos (en fait j'ai passé une journée entière à toutes les regarder). Cela m'a structuré l'esprit. Cela m'a rendu plus fort et plus sûr de moi. Après tout, cela est le but de la spiritualité depuis la nuit des temps. Faire savoir aux hommes qui ils sont, leur dire comment faire pour se débrouiller dans la vie et pour être heureux. Rendre les hommes plus forts. Leur indiquer les priorités. Et ce qu'il faut éviter pour diminuer la souffrance.

Aujourd'hui, indubitablement, nous avons besoin des religions. Ou en tout cas d'une pratique qui s'en rapproche comme la philosophie. Pour devenir plus sûrs de nous et plus heureux. Pour nous tirer du bain de nos souffrances. J'y crois définitivement.

Site de Joyce Meyer
Sagesses bouddhistes, rencontre avec le Dalaï-Lama
Krishnamurti à l'ONU (spiritualiste indien)

dimanche 10 avril 2011

Vive la société de consommation ! Ou pas...

"Aïe on nous fait croire. Que le bonheur c' est d' avoir. De l' avoir plein nos armoires. Dérision de nous, dérisoire" disait un célèbre chanteur français. Moi je dis non ! Vive la société de consommation ! J'aime par dessus tout mon Windows XP, ma chemise Zara, mon téléphone portable Nokia et mon délicieux verre de Coca-Cola !
Q
uand j'achète de nouveaux vêtements je me sens tout neuf, c'est un plaisir de se voir avec quelque chose de nouveau. Quand mon nouvel ordinateur rame moins que le précédent je suis bien content. Et quand j'achète un DVD c'est super, je vais pouvoir me mater un bon film tranquillement. Quoi de mal à cela ? Rien. A condition de savoir se tempérer.

La tempérance est l'une des quatre vertus cardinales de la religion catholique. C'est savoir être raisonnable et savoir s'arrêter à temps. C'est être capable de savoir quand stopper de se faire du bien, pour éviter de se faire du mal. C'est la victoire de la raison sur les passions.
Qu'il est bon de prendre un bain dans un jacuzzi bien chaud, mais qu'il est mauvais de perdre trop de temps alors que j'ai un travail à faire pour après-demain. Qu'il est bon de manger autant de bonnes choses, mais qu'il est mauvais pour moi de perdre la forme. Qu'il est bon d'acheter toutes ces jolies choses, mais qu'il est mauvais d'y accorder autant d'importance. Car au fond est-ce cela qui me rendra vraiment heureux ?

C'est ce qu'on nous promet, vous serez heureux. Achetez ceci et vous serez comblé ! Comment ne pas le croire ? Les publicités à la télé sont si bien ficelées, tellement convaincantes. On a qu'une envie, c'est de croire ce qu'on nous dit. Il faut voir comme on nous parle... Écouter Foule sentimentale.


Le problème c'est qu'on est entré depuis plusieurs dizaines d'années dans ce qu'on appelle une société de consommation. C'est-à-dire, une société qui place la consommation avant tout le reste. La consommation avant la satisfaction de nos besoins réels. Pas ceux inventés par les publicitaires. Dans cette vidéo, on explique comment les publicitaires ont réussi à nous inventer des besoins qui n'existaient pas. Ils ont été créés pour pouvoir nous faire dépenser de l'argent afin qu'un certain nombre de multinationales s'enrichissent. C'est une sorte d'illusion permanente qui nous fait croire que nous avons besoin de milliers de choses, en fait totalement inutiles à l'être humain.

Que recherche n'importe quel être humain sur terre ? Le bonheur. Éviter la souffrance.
Le Dalaï Lama en parle ici. Ce que nous recherchons en consommant, c'est le contentement. On pense qu'on sera contenté en achetant toujours plus de choses. Et bien personnellement, au début c'est vrai, je suis heureux d'avoir acheté quelque chose de nouveau. Je suis heureux d'avoir de nouvelles choses. Mais cela ne dure qu'un temps. Je suis vite lassé. Dès lors, comment ne pas être malheureux quand on sait que peu importe le nombre de nos achats, nous ne serons jamais satisfaits ?

C'est simple. Voici la solution. Là où je suis heureux, ce n'est pas autant d'avoir consommer. C'est de savoir que cette consommation ne m'apportera pas le bonheur éternel. L'être humain est vite lassé. Après avoir porté trois fois le même vêtement, je ne trouve déjà plus ce vêtement original. Le fait de savoir cela me rend heureux. Car j'ai réussi à déjouer l'apparence. Je ne me suis pas laissé avoir par l'illusion. Je pose un cadre autour de ma consommation. Avec l'expérience, je sais ce que cela va m'apporter, et ce que cela ne va pas m'apporter. Je domine à l'avance ma frustration et cela me rend heureux.

Maintenant pour comprendre l'illusion des belles choses. Souvenez vous du film Indiana Jones et la dernière croisade. A la fin, il faut choisir la coupe dans laquelle Jésus a bu lors du dernier repas. Le premier pense que Jésus a bu dans une coupe en or et ornée de diamants. Il pense que c'est dans la richesse qu'on trouve la réussite. C'est là qu'il se trompe et vieillit à toute vitesse. La coupe de Jésus était en fait la plus simple, la plus modeste. Cela démontre que la simplicité est la réussite et non la richesse. Quand l'homme ajoute des artifices, il perd son authenticité et perd de vue sa valeur en tant qu'être humain. L'extrait ici.

Bref, l'idée selon laquelle l'homme aurait besoin de toujours plus de richesses et de choses matérielles pour être heureux est une illusion. A vouloir trop de matérialisme, on en oublie l'essentiel. L'essentiel, c'est savoir déjouer les pièges tendus par la société de consommation. Savoir que consommer c'est bien, mais que consommer encore plus n'est pas mieux que bien. C'est juste la même chose. Savoir que le bonheur n'est pas dans les choses, mais dans l'importance qu'on leur donne. Si vous avez la tempérance, vous avez en partie le bonheur.

Votre valeur réside dans votre capacité à rester simple, et à assumer tout ce que vous êtes en tant qu'être humain. Il ne faut pas se détourner de ce que l'on est vraiment. Il ne faut pas écouter ceux qui vous disent de consommer toujours plus. Il faut rester vous même. Et combattre ceux qui tentent de vous faire croire que vous êtes quelqu'un d'autre.
"Toi tu as besoin de tas de richesses et de beaux vêtements pour connaître ta valeur, mais dès que tu en es séparé, tu as l'impression que tu ne vaux plus rien. Moi ma richesse, je la transporte partout avec moi et je ne la quitte jamais, parce qu'elle est à l'intérieur de moi."

Pour terminer, la vidéo d'un type aux Etats-Unis qui prend un mégaphone pour parler aux gens dans la rue. Il essaie de leur faire prendre conscience de leur condition, leur dit d'essayer de penser par eux-mêmes et tente de réveiller leurs sentiments humains.

samedi 9 avril 2011

Self-défense quand il le faut

"La panthère a été choisie comme emblème parce que c'est un animal noir et magnifique qui n'attaque pas, mais se défend férocement" disait Malcolm X, défenseur des droits des afro-américains aux Etats-Unis dans les années 50-60.














La volonté de base de tout être humain est la non-violence. Chacun aspire à vivre dans la paix. Mais cela a vite fait de changer dès que des intérêts entrent en jeu. En fait, dès que des êtres humains sont ensemble, on sait déjà, à moins qu'ils soient deux moines bouddhistes qui prêchent la non-violence, qu'ils se battront tôt ou tard. Reste à déterminer quelle forme prendra la bataille.

La politique a été inventée pour se battre avec des mots plutôt qu'avec les poings. Dans nos pays politisés, on s'affronte dans l'arène parlementaire plutôt que dans la rue. Sauf dans les pays en difficulté, les guerres civiles ont disparu. On ne se bat plus entre citoyens avec des armes pour imposer sa volonté. A notre époque c'est différent. Celui qui trahit le contrat social est poursuivi en justice.



Le sens de la répartie a remplacé la loi des armes. Celui qui utilise la violence physique est puni par la loi. Seule est autorisée la violence verbale. Et encore, certaines formes de violence verbale et psychologique comme le harcèlement moral sont depuis quelques années punies elles aussi. Cela n'empêche pas ce type de violence d'être encore la plus répandue aujourd'hui.

Le politicien gagnant est celui dont les idées séduisent le plus grand nombre. Celui qui sait convaincre. Celui qui a les idées les plus nobles, mais aussi celui qui sait le mieux les mettre en forme et les exprimer. Partout dans les cours de récré on connaît le puissance de la répartie. Ce n'est pas nouveau. Depuis longtemps, on s'amuse aux joutes verbales, jeux d'esprit et autres bons mots. C'est un jeu qui ne risque pas d'être un jour passé de mode.

La chaîne musicale MTV a organisé une émission qui rassemble les meilleurs jouteurs. Ceux qui réussiront le mieux à écraser leur adversaire sous le poids des mots en sortent vainqueur. Cette émission s'appelle Yo momma!
Une parodie de l'émission par les guignols ici.
Un épisode de MTV (en anglais) ici.

















Dans le même genre mais version rap battle, Eminem VS Papa Doc dans le film 8 Miles ici.

Si la panthère n'attaque pas, elle se défend férocement. Si vous regardez autour de vous, vous remarquerez qu'au final, ce sont toujours les gentils qui gagnent. Pourquoi ??? C'est simple. La réalité est faite d'une telle façon qu'entre deux guerriers à force égal, c'est toujours celui qui a les bonnes intentions le vainqueur. Pour être vraiment talentueux, il faut avoir bon fond. Essayez de raconter une blague antisémite ou franchement raciste. Personne ne va rire (à part les cons). Pour qu'une blague soit drôle, elle doit l'être sur la forme et sur le fond. Quand Eminem ratatine son adversaire dans 8 Miles, c'est parce qu'il met cela en évidence.

Il commence par s'affirmer en disant "oui je suis blanc et je fais du rap, oui j'habite dans une caravane avec ma mère, oui j'ai un copain idiot qui s'est stupidement tiré une balle dans le pied". Puis il raconte toutes les misères que son adversaire sur scène lui a faites "oui je me suis fais frappé par toi et tes copains, oui ton copain Wink s'est tapé ma petite copine". Puis il met l'accent sur tout ce qu'il a enduré à cause de cela. Pour terminer, il met clairement à jour son adversaire qui se prend pour un gangster mais qui est en fait un gars comme un autre, qui s'appelle Clarence, qui est allé dans une école privée et qui vit chez ses parents. Hop ! Tous les artifices du gangster envolés en fumée !

Le propre du méchant c'est de vouloir transformer la réalité à son avantage. Or, dès qu'il fait cela, il s'expose à toute une série de dangers. On peut facilement le décrédibiliser. Il se prépare à vivre des moments très difficiles en partant dans la mauvaise voie.

Il ment parce que la vérité est trop dure à supporter pour lui ; Il n'ose pas parler de ses défauts parce qu'il en a trop ; Il frime devant ses amis parce qu'il est pas cap d'assumer sa vraie vie ; Il est tellement mauvaise langue que ses seuls amis sont les corbeaux et les pies. Ces gars-là ont tellement de défauts qu'il suffit de piocher dans le panier et d'en faire une belle phrase pour leur fermer la bouche. Et cela ne s'arrêtera pas tant qu'ils ne reviendront pas dans le droit chemin.

Le mieux encore en gagnant de la répartie, c'est qu'on acquiert du talent. Le talent amène à la fierté. Et quand on est fier de soi, on ne se sent plus le besoin de critiquer les autres à tout va. Seulement quand un blaireau sans talent et sans fierté l'ouvrira un peu trop vite.

Pour approfondir, écoutez le très bon podcast de l'émission "Quand les jeunes s'en mêlent" sur le harcèlement moral (de ce samedi).